Le camping itinérant révèle une Islande plus lente, réglée par la lumière, le vent et l’ouverture des routes. La route circulaire fait environ 1 322 kilomètres, mais elle ne se parcourt pas au même rythme en mai, en juillet ou à la fin septembre. Un itinéraire de camping en Islande doit d’abord suivre la saison, puis les prévisions et la capacité réelle du véhicule. La météo en Islande pour camper peut passer de la pluie au soleil, avec des rafales qui changent les étapes prévues. Le budget dépend enfin autant de la nuitée que du choix entre tente, van aménagé et véhicule autonome.
En résumé itinéraire camping Islande selon saison
Quel parcours permet de camper en Islande sans subir la météo ni exploser son budget ? De juin à août, la route circulaire et les péninsules accessibles offrent le meilleur compromis pour une première boucle de 7 à 12 jours. Au printemps et en automne, un trajet concentré sur le Sud et l’Ouest limite les risques liés aux fermetures. En hiver, privilégiez un hébergement fixe ou un van bien isolé autour de Reykjavik et de la côte sud.
Quel itinéraire de camping en Islande choisir selon la saison ?
De mi-juin à fin août, la route circulaire convient à un premier séjour. Comptez huit jours au minimum pour ne pas transformer chaque journée en longue étape de conduite. Dix à douze jours laissent du temps pour le Cercle d’Or, la côte sud, les fjords de l’Est, le lac Mývatn et la péninsule de Snæfellsnes.
Les routes de montagne, appelées routes F, ouvrent souvent entre la fin juin et le début juillet. Leur date d’ouverture varie selon l’enneigement et l’état des pistes. Elles demandent un véhicule quatre roues motrices, ainsi qu’une lecture prudente des gués. Une voiture de location classique ne convient pas à ces axes.
En mai, septembre et octobre, concentrez le parcours entre Reykjavík, le Cercle d’Or, Vík et Jökulsárlón. Les journées raccourcissent vite à l’automne, tandis que les campings ferment progressivement hors saison. D’octobre à avril, une boucle courte sur la côte sud reste plus réaliste qu’un tour complet de l’île.
| Période | Parcours conseillé | Durée conseillée | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Juin à août | Route circulaire, péninsules et hautes terres ouvertes | 8 à 14 jours | Réserver véhicule et hébergements tôt |
| Mai et septembre | Sud, Cercle d’Or, Snæfellsnes | 5 à 8 jours | Vent, pluie et horaires réduits |
| Octobre à avril | Reykjavík et côte sud | 3 à 6 jours | Neige, verglas et faible luminosité |
Adapter son parcours à la météo et aux conditions routières
La météo changeante impose un programme souple, surtout sur les côtes exposées. Le vent peut rendre une portière dangereuse à ouvrir et compliquer la conduite d’un van haut. Consultez chaque matin les prévisions locales, l’état des routes et les alertes de vent avant de quitter le camping.
Les conditions routières changent parfois au cours d’une même journée. Une route asphaltée peut rester praticable pendant qu’un col voisin ferme pour cause de neige, de glace ou de visibilité réduite. Gardez une marge de carburant et évitez d’arriver tard sur une étape isolée.
La conduite en camping-car en Islande demande une vitesse mesurée sur les routes de gravier. Les projections de pierres peuvent endommager pare-brise et carrosserie, surtout lors des croisements. Réduisez l’allure, conservez une grande distance de sécurité et vérifiez les exclusions du contrat de location avant le départ en vacances.
L’activité volcanique peut entraîner des fermetures localisées dans la péninsule de Reykjanes. La proximité d’un volcan ne justifie jamais de franchir un barrage ou de suivre une piste non autorisée. Les périmètres évoluent selon les émissions de gaz, les coulées et les décisions de sécurité.
Quel budget prévoir pour camper en Islande ?
Le budget d’un camping en Islande varie fortement avec la période et le type de véhicule. Une nuit en camping coûte souvent entre 2 000 et 3 500 couronnes islandaises par adulte, soit environ 13 à 23 euros selon le taux de change. Les douches sont parfois incluses, mais le lavage du linge et certaines installations peuvent être facturés séparément.
En haute saison, une petite voiture avec une tente revient souvent moins cher qu’un van. La location d’un campervan peut toutefois réduire les dépenses d’hébergement et simplifier les soirées pluvieuses. Comptez fréquemment 25 000 à 45 000 couronnes islandaises par jour pour un van en été, contre des tarifs plus bas en intersaison.
Le budget total du road trip doit aussi couvrir le carburant, les courses et les assurances. Pour deux personnes, une enveloppe quotidienne de 180 à 300 euros reste cohérente en été avec un véhicule loué, les campings et des repas préparés. Les restaurants et les activités guidées font rapidement monter l’addition.
Le camping sauvage est très encadré. En véhicule, la nuit s’effectue dans un camping ou sur une aire explicitement autorisée par le propriétaire. Cette règle protège des terrains fragiles et évite de se retrouver bloqué sur une piste détrempée.
Choisir entre tente, van aménagé et camping-car
Le choix du camping-car ou tente dépend moins du confort recherché que de la période de départ. Sous tente, juillet et août offrent les conditions les plus faciles, même si les nuits restent fraîches. Un matelas isolant et un sac de couchage confort autour de 0 °C évitent les réveils humides.
Un van aménagé protège mieux de la pluie et simplifie les étapes courtes. Il reste toutefois sensible aux rafales et moins maniable qu’une voiture sur certains parkings ou chemins secondaires. Le camping-car apporte davantage d’espace, mais sa consommation, son tarif de location et ses contraintes de stationnement pèsent sur le voyage.
Un équipement imperméable reste indispensable, quel que soit le véhicule. Prévoyez une veste et un pantalon de pluie, des chaussures résistantes à l’eau, des sacs étanches et une couche chaude. Chaque objet humide doit pouvoir sécher dans un espace aéré, sans encombrer l’habitacle.
Les voyageurs qui préparent un véhicule autonome trouveront aussi des repères utiles dans ce guide des indispensables pour un road trip en van aménagé. L’autonomie ne dispense pas de dormir dans les emplacements autorisés ni de respecter les zones protégées.
Questions fréquentes sur un itinéraire de camping en Islande selon la saison
Peut-on faire le tour de l’Islande en camping en une semaine ?
Oui, mais le rythme sera soutenu. Une semaine permet de suivre la route circulaire sans longues randonnées ni détours ambitieux. Prévoyez au moins deux nuits dans la même zone si vous voulez absorber une journée de pluie ou de vent fort.
Peut-on camper gratuitement en Islande ?
Non, le camping gratuit n’est généralement pas autorisé avec un véhicule. Les campeurs doivent utiliser les terrains prévus ou obtenir l’accord explicite du propriétaire. Les campings restent la solution la plus simple, avec sanitaires et parfois cuisine commune.
Quel véhicule choisir pour les routes F en Islande ?
Un véhicule à quatre roues motrices est requis sur les routes F. Les traversées de rivières demandent une expérience concrète et peuvent devenir impraticables après de fortes pluies. Les agences de location interdisent souvent les gués avec certains modèles, même équipés de quatre roues motrices.
Comment prévoir un itinéraire alternatif en cas de mauvais temps ?
Il faut garder deux ou trois étapes interchangeables et éviter les réservations trop rigides. Une journée de musée, de piscine géothermale ou de découverte de Reykjavík peut remplacer une randonnée exposée. Cette marge permet de prévoir un itinéraire alternatif sans renoncer à la sécurité.
Camper en Islande fonctionne mieux avec un parcours volontairement incomplet qu’avec une boucle surchargée. La bonne décision consiste souvent à rester une nuit de plus dans un camping abrité, puis à repartir lorsque la route et le ciel redeviennent favorables.
